Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 06:46

La presse nous apprend aujourd'hui que les islandais veulent bien payer leurs propres dettes, mais qu'ils refusent de payer pour l'ardoise des banques privées installées sur leur territoire, et qui ont fait faillite. C'est le verdict du deuxième référendum organisé récemment sur le sujet.

 

Ce problème est mondial. Les banques, lorsque tout va bien, se gavent de bénéfices grâce aux intérêts perçus, versent de beaux salaires, occupent des sièges sociaux somptueux, et enrichissent leurs dirigeants et traders par des bonus inconvenants. Quand tout va mal, elles se retournent vers les cautions et pouvoirs publics. C'est l'impôt qui est censé boucher les trous.

 

Quand on pense que la banque prête de l'argent qui ne lui coûte rien .....

Les critères de Bâle n'imposant que de disposer d'une fraction (un douzième) de la somme prêtée !  Les pertes ne peuvent survenir qu'en cas d'impayé.

 

Au niveau local, on retrouve ce phénomène de mutualisation des pertes!  Au Conseil Municipal du 7 Avril 2010, à l'occasion d'une délibération concernant la caution d'un emprunt bancaire, j'ai fait l'intervention suivante :

 

Vous nous demandez d’accorder une garantie d’emprunt à Auvergne Habitat pour près de 5 millions d’euros

En commission, j’ai toujours été très réticent sur ces cautions, et vous m’avez toujours rassuré en disant « c’est sans risque ».

Aujourd’hui, je vais plus loin, et je dis que je suis contre le fait d’engager la Commune, et donc nos  concitoyens sur des sommes aussi élevées.

En effet, si c’est sans risque, pourquoi la banque réclame-t-elle une caution ?

Il y a un risque et je vais vous expliquer lequel. Mais auparavant je vais vous expliquer le bénéfice que tire la banque d’avoir une caution de notre part.

Ayant une caution telle que celle qui s’appuie sur le contribuable, la Banque n’a pas à constituer de réserves pour faire face à une défaillance de son emprunteur. Et donc les intérêts – lorsqu’il s’agit d’une banque commerciale, ce qui n’est pas le cas ce soir -  lui servent intégralement à verser des salaires mirobolants à ses dirigeants, et à verser les fameux BONUS.  Oui, notre caution sert indirectement à verser des BONUS, lorsqu’il s’agit d’une banque commerciale, je précise.

Alors quel est ce risque que nous prenons et que la banque ne veut pas prendre, alors que c’est son rôle, et qu’elle veut reporter sur le contribuable ?

Nous prenons le risque d’un enchaînement fatal qui est le suivant :

o     Contexte de Mondialisation

o     Délocalisations de la Production

o     Désindustrialisation du Pays

o     Chômage de masse

o     Indemnisation Chômage forcément en baisse

o     Impossibilité à payer les loyers pour un grand nombre de locataires de ces logements sociaux, touchés par un chômage mal indemnisé

o     Impossibilité de rembourser les emprunts pour les bailleurs

o     Appel par les Banques envers les cautions, c’est-à-dire la Commune.

o     Situation financière insupportable  pour la Commune.

 

Si vous ne pensez pas au risque de défaillance de Auvergne Habitat, croyez-moi, le banquier y pense à votre place. Il veut bien prendre les intérêts, mais pas le risque.

Je suis contre cette caution demandée ce soir, et je demande même un plan pluri-annuel de réduction progressive de la masse cautionnements accordés.

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Conseils Municipaux
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 10:02

Le Jeudi 7 Avril, lors du Conseil Municipal, à l'occasion d'un débat sur les moyens de stopper la construction de l'incinérateur, prenant mes distances avec la position de l'UMP, j'ai fait l'intervention suivante :

 

Concernant l’incinérateur, je suis comme Henri Javion révolté contre l’incompétence –au vrai sens du terme- des élus majoritairement de Gauche de l’Agglomération et du Département.

Ils ont créé le Valtom, et rapidement, leur créature leur a échappé.

Elle a pris l’initiative de signer un contrat béton auprès d’un fournisseur pour l’incinérateur, alors même que ses créateurs, les élus les plus concernés, avaient clairement exprimé leur opposition à l’incinérateur. Son argument ? « Trop tard, il fallait pas signer tous les papiers nous donnant les pleins pouvoirs »

Scandaleux, révoltant : A quoi servent les élections si c’est pour élire des notables qui se débarrassent des problèmes en les confiant à des organismes créés de toute pièce et hors de tout contrôle ?

 Mais contrairement à Henri Javion, je ne suis pas résigné à voir cet incinérateur aller au bout de sa construction, certains allant même jusqu’à dire, puisque cet incinérateur est décidé, soutenons-le. C’est sans risque disent-ils !  Les experts sont formels, les filtres seront efficaces disent-ils !   

Comme si les experts et spécialistes ne se trompaient pas régulièrement !

L’air de la cuvette de Clermont est déjà aujourd’hui un souci. Certains jours, l’air ne circule pas, on dépasse des seuils de dangerosité. Continuera-t-on à brûler dans l’incinérateur ces jours-là ?

Clermont est candidat à l’opération ZAPA (Zone Prioritaire pour l’Air) voir article de la Montagne aujourd’hui 7 Avril 2011, qui donne force détails sur la pollution aux particules, sur le nombre de morts prématurés (42000 par an en France), sur le nombre de malades de l’asthme (3 500 000 en France), et qui indique que cette opération consiste, pour l’agglomération de Clermont-Ferrand, d’empêcher de rouler certains véhicules, à forcer la marche vers des véhicules électriques.

N’y a-t-il pas contradiction à introduire  en parallèle un nouveau polluant de l’air (particules fines dans les fumées, molécules cancérigènes élaborées au sein de l’incinérateur) ?

Si demain, face au désastre sanitaire, on arrête l’incinérateur existant, l’indemnisation de l’industriel ne sera-t-elle pas 50 fois plus importante  que l’indemnisation qu’il faudrait verser aujourd’hui, sans compter l’indemnisation des victimes ?

L’indemnisation à verser aujourd’hui ne serait-elle pas simplement le prix de l’erreur politique de nos dirigeants,  le prix de la faute originelle de leur  enfant maudit qu’est le Valtom? 

Enfin n’est-il pas  surréaliste de voir des élus ruraux venir à Puy-Long, sur les lieux où doit se dresser la machine infernale, à deux pas de la ville, réclamer l’exécution de la peine devant frapper les citadins, peine confirmée par toutes les signatures qui vont bien:  « vous êtes condamnés à respirer un air vicié parce que vous êtes les principaux pollueurs. Pour faire bonne mesure, on va vous amener toutes les ordures du département et même au-delà. De plus, l’incinération aura lieu sur place, au plus près de vos habitations, à Puy-Long car on a pas trouvé plus près» ?

Je ne me résigne pas. On a le droit de faire des erreurs. On n’a pas le droit de persister dans l’erreur. Ce que le politique a fait, il doit pouvoir le défaire.

 

 

 

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Conseils Municipaux
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 21:22

Pourquoi un si long silence de ma part sur ce blog ? 

 

Un projet personnel important m'occupe actuellement, mais ce n'est pas la raison principale, il ne me serait pas dfifficile de dégager dix minutes très régulièrement pour réagir sur tel ou tel sujet.

 

La vraie raison, c'est l'accélération des évènements. Chaque jour désormais, et depuis quelques mois, il y aurait plus de cinq sujets à traiter.

 

Tel jour des nouvelles alarmantes des finances de certains pays de la zone Euro,  tel jour une prise d'otage par des islamistes, tel jour la révélation de pratiques monstrueuses au Kosovo,  tel jour une déclaration notable d'un homme politique français qui mériterait un commentaire.

 

Il y a l'affaire de la Côte d'Ivoire, avec deux présidents, ce qui ne devrait étonner personne puisque ce pays, mal conçu lors de la décolonisation, est coupé en deux, le Nord musulman, et le Sud Chrétien, un peu comme le Soudan qui est en train de se scinder en deux également.

 

Et puis bien sûr il y a la révolution tunisienne, qui s'est propagée à l'Egytpe, et dont on ne sait si on va déboucher sur une théocratie à l'iranienne ou sur une démocratie à l'européenne, je n'ose pas dire "à la belge" car il n'y a plus de gouvernement belge depuis plusieurs mois.

 

Au passage la Tunisie était gouvernée par un parti appartenant à l'Internationale Socialiste! Vaste programme !

 

Ces mouvements de révolte populaire pourraient affecter d'autres pays comme le Yemen, la Jordanie, et pourquoi pas l'Algérie, la Lybie, le Maroc.  

 

Il y a le pétrole du Moyen-Orient, les mines d'uranium  au  Niger, le canal de Suez en Egypte. Il y a la présence de l'Etat d'Israël tellement imbriqué géographiquement au milieu de ses voisins hostiles. Tout celà complique la position des diplomaties européennes vis à vis de cet Orient si proche et si difficile à appréhender.

 

 Mais il y a un domaine, dans lequel les choses sont simples, et sur lequel on ne devrait pas transiger, c 'est celui de l'exigence de respect des droits de l'homme et de la condamnation des épurations sur des bases essentiellement religieuses qui s'y produisent. Il est connu que les juifs ont été conduits à fuir massivement tous ces pays depuis que la décolonisation leur a enlevé la protection qu'elle leur avait apporté et depuis qu'Israel existe. Les chrétiens ont fui massivement l'Irak, et en Egypte, les chrétiens,  appelés coptes,  sont actuellement persécutés, et objet de massacres et d'attentats. Soeur Emmanuelle avait en son temps essayé de soulager les malheurs des chiffonniers du Caire, en fait des éboueurs, des chrétiens relégués à ces tâches, des citoyens de seconde zone, des dhimmis.

 

Le président Sarkozy a fort bien parlé de ce sujet et il avait demandé que ces persécutions des chrétiens cessent. Le pape également avait timidement protesté. 

 

Or voici que j'apprends ce jour que "les européens ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une déclaration sur la liberté de religion à la suite des attentats contre des chrétiens d'Orient, certains redoutant d'alimenter le "choc des civilisations".

 

Je reprend la suite de l'information publiée ce jour :

 

" Les ambassadeurs des 27 pays de l'UE s'étaient entendus en amont d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles sur un texte appelant la diplomate en chef européenne Catherine Ashton à élaborer des "propositions concrètes" pour "renforcer" l'action de l'Union européenne en faveur de la liberté de religion.

 

Le texte condamnait "fermement" la "violence récente et les actes de terrorisme visant des lieux de culte et de pèlerinage", mais ne mentionnait aucune communauté spécifique, ce que certaines délégations, notamment italienne et française, ont jugé trop vague, selon des diplomates.

 

D'autres, les Britanniques et certains pays nordiques, ont refusé cette mention en arguant qu'il ne fallait pas en faire "un choc des civilisations", selon un diplomate.

 
Les 27 ont finalement décidé de renvoyer le texte à leurs ambassadeurs, pour qu'ils l'affinent, ont précisé d'autres diplomates.

 

Le 31 octobre, un attentat revendiqué par la branche irakienne d'Al-Qaïda a fait 46 morts dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad. D'autres attaques ont récemment visé des chrétiens en Egypte, notamment l'attentat du 31 décembre contre une église copte d'Alexandrie, qui a fait 21 morts.

 

La France, la Hongrie, l'Italie et la Pologne notamment avaient insisté pour qu'un débat sur la situation des chrétiens d'Orient soit mené au sein de l'UE. Début janvier, le chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, avait réclamé une réponse concertée des 27 au drame des chrétiens d'Orient menacés par al-Qaida.

 

Mais son initiative lui a valu de vertes critiques lors d'une visite récente en Egypte, à la fois de la part du président Hosni Moubarak que du ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit, selon plusieurs sources diplomatiques. "

 

Je dis que la France, l'Italie et la Pologne sont dans le vrai. Il faut protester, exiger, dénoncer, sans crainte, sûrs de nos valeurs.  Toute autre attitude est de la lâcheté, de la compromission.

 

L'histoire ne pardonnera pas à ceux qui auront sans rien dire laissé faire des choses intolérables par des gens par ailleurs convaincus de leur bon droit à faire ce qu'ils font. 

 

La continuité de nos approvisionnements en pétrole nous aurait-elle fait perdre le sens des valeurs ?

 

L'accélération des évènements internationaux me fait penser que l'heure de vérité approche.

 

 

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 10:56

Entre les deux tours de la présidentielle en 2007, Bayrou a refusé d'être clair, et a énormément perdu de soutiens dans cette affaire.

 

Dans une interview au Figaro Magazine, il dit ce qu'il aurait dû dire clairement à l'époque:

 

"Le programme et les choix de Ségolène Royal ne me paraissaient à la même époque ni convaincants ni rassurants".

  

Pour l'avenir, François Bayrou imagine la "mutualisation des emprunts, la solidarité dans l'ensemble des emprunts dans la zone euro", en indiquant que "ce type de soutien créera instantanément trois obligations: renforcer le sérieux de la gestion financière dans tous les pays solidaires, harmoniser peu à peu les fiscalités, choisir les mêmes priorités économiques". Avec à la clé une belle métaphore :  "Au lieu de pousser les plus faibles en dehors pour sauver les plus forts, les pays européens devraient s'inspirer de la tactique des troupeaux de bisons pourchassés par les loups: s'ils choisissent la fuite en avant, les plus faibles, les plus jeunes, les malades, ne peuvent pas suivre, ils décrochent, et les loups les dévorent. Si au contraire, ils mettent les plus faibles au milieu et les plus forts à la périphérie pour les défendre, les loups abandonnent la partie. Face aux spéculateurs, dont la condition est de chasser en meute, c'est la seule solution."

 

Le problème est nous ne sommes pas des bisons mais plutôt des cigales en compagnie d'une fourmi, l'Allemagne. Pas certain qu'il faille supporter les errements des encore plus cigale que nous. N'avons-nous pas déjà notre propre fardeau énorme qui nécessitera des efforts énormes ?

 

Puis François Bayrou fustige ceux qui émettent l'idée de sortir de l'Euro : Ce serait une catastrophe épouvantable et la misère pour beaucoup de Français, particulièrement les classes moyennes ! La dette française vogue vers les 1800 milliards d'euros. Avec des taux d'intérêt à 3 %, la charge de la dette s'élève à 45 milliards d'euros par an. C'est le premier budget de l'Etat devant celui de l'Education nationale. Si on quitte l'euro, les taux d'intérêt exploseront. S'ils montent à 9 ou 10 % (situation de l'Irlande aujourd'hui), il faudra trouver 100 milliards de plus dans la poche des Français ! Cela équivaut à tripler l'impôt sur le revenu. Les emprunts pour la maison, pour la voiture, deviendront hors de prix. Je me refuse à toute indulgence à propos d'une telle folie.

 

Le problème est que, même sans sortie de l'Euro, il se peut que ce scénario de taux à 8 ou 9% nous atteigne quand même si nous continuons à avoir des budgets en déficit qui nécessitent d'emprunter pour payer les dépenses de fonctionnement.

 

 

François Bayrou annonce enfin "son plan sur cinq ans :

 

  1) le retour à l'équilibre des régimes de retraite et de la Sécurité sociale nous permettra d'économiser 40 milliards;

  2) il faudra réduire les interventions de l'Etat à hauteur de 25 milliards

  3) faire une réforme fiscale juste qui permette de trouver 25 milliards supplémentaires.

 

 Le but est de rejoindre un seuil de déficits, entre 20 et 30 milliards, à partir duquel - enfin ! - le stock de dettes n'augmente plus. Le bateau ne s'enfonce plus, la croissance peut le remettre à flot. "

 

Bizarre, Bayrou nous dit qu'avec un déficit de 20 milliards, le stock de dette n'augmente plus. Cela mérite explication, mais enfin, on a quelqu'un qui place le débat à un niveau adulte, qui ne masque pas les difficultés comme on le ferait en s'adressant à des enfants. C'est ce qui est à redouter pour les élections 2012. Ne va-t-on pas placer la campagner sur des sujets sans doute importants, mais secondaires par rapport au problème numéro un des finances de la France, et donc des français ?

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 07:57

Valéry Giscard d'Estaing a déclaré ceci ce matin sur Public Sénat : "La spéculation ne mérite pas qu'on la finance".

 

Et pourtant c'est bien ce qui se passe !

 

Les états appellent les contribuables (surtout les futurs contribuables) , en empruntant pour sauver les finances de certains pays tel la Grèce qui ont fait n'importe quoi à l'ombre de la monnaie unique, et pour sauver des banques privées qui ont spéculé et perdu de l'argent au lieu de se borner à leur rôle de financer des projets valables.

 

Cette accumulation de dette, la crise que nous vivons, ne peuvent que nous mener à une inflation sévère, moyen par lequel les dettes deviennent plus supportables, et par lequel les détenteurs de capitaux voient fondre le pouvoir d'achat de la part liquide de leur fortune .

 

A court terme, on peut avoir une déflation, des prix qui baissent, mais cela sera de faible amplitude et de faible durée.

L'importance de la Fonction Publique, et l'existence du SMIC sont des "cales" qui empêcheront ce recul.

 

Assez vite, il y aura forcément une forte inflation.

 

Examinons l'évolution de l'indice des prix depuis 1954 et le graphique des progressions sur dix années glissantes.

L'évolution a 10 ans est classiquement de l'ordre 1.5. Suite à la crise pétrolière de 1974, cette évolution a été plus importante et a culminé à presque 3 en 1983.

 

Au début des années 2000, cette évolution à 10 ans était extrêmement faible, ainsi que les taux d'intérêts d'ailleurs.

 

Désormais la montagne de dettes obligera, malgré la volonté d'orthodoxie de la Banque Centrale Européenne et de l'Allemagne, de laisser filer l'inflation, et de façon encore plus massive que dans la décennie 75-85

 

Personnellement, je n'exclus pas une évolution d'un facteur 4 sur une décennie. Une somme qui aujourd'hui permettrait d'acheter une voiture spacieuse, permettrait 10 ans plus tard d'acheter seulement un deux-roues!

 

Cette période sera extrêmement pénible à vivre pour tout le monde. Le confort que nous avons connu, artificiellement financé par le déficit chronique de notre pays, aura disparu. Beaucoup de prestations sociales ne pourront tout simplement plus exister. La fin de l'Etat Providence conduira beaucoup de concitoyens à exercer de petits boulots, en activité principale, ou en complément. Les collectivités locales devront avoir une gestion très serrée, tenant compte de réalités financières nouvelles. Se lamenter ne servira à rien, il faudra seulement s'adapter.

 

ANNEE INDICE DE LA CONSTRUCTION PROGRESSION SUR 10 ANS
1954 100  
1955 101  
1956 111  
1957 122  
1958 137  
1959 142  
1960 144  
1961 143  
1962 149  
1963 159  
1964 173 1,73
1965 186 1,84
1966 191 1,72
1967 195 1,60
1968 198 1,45
1969 216 1,52
1970 220 1,53
1971 231 1,62
1972 244 1,64
1973 262 1,65
1974 291 1,68
1975 345 1,85
1976 375 1,96
1977 416 2,13
1978 452 2,28
1979 502 2,32
1980 569 2,59
1981 630 2,73
1982 697 2,86
1983 746 2,85
1984 794 2,73
1985 826 2,39
1986 855 2,28
1987 884 2,13
1988 908 2,01
1989 929 1,85
1990 939 1,65
1991 972 1,54
1992 1006 1,44
1993 1022 1,37
1994 1016 1,28
1995 1011 1,22
1996 1038 1,21
1997 1047 1,18
1998 1058 1,17
1999 1071 1,15
2000 1083 1,15
2001 1125 1,16
2002 1159 1,15
2003 1183 1,16
2004 1225 1,21
2005 1270 1,26
2006 1362 1,31
2007 1385 1,32
2008 1497 1,41
2009 1503 1,40
2010 1508 1,39

 

inflation.gif

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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