Décidément, les journalistes de La Montagne envoyés à Cournon pour le Conseil Municipal, n'entendent que ce qu'ils veulent entendre, ou alors sont-ils
"briefés" avant la séance publique par le Service de Communication pour leur indiquer l'essentiel des choses à retenir, y compris de la position défendue par l'opposition.
Ma déclaration au nom de l'opposition, en tant que membre de la Commission des Finances, je l'ai mise sur ce blog, ne laisse aucun doute sur le fait que, si
j'apporte mon soutien à l'équipe en place, c'est pour opérer des adaptations dans le taux d'accroissement des dépenses, car je sens poindre une velléité à vouloir s'y engager.
Mais en aucun cas, je n'apporte mon soutien pour une augmentation des impôts.
J'ai dit au contraire que, les recettes (à taux d'imposition inchangé) étant prévues à 1,8% d'augmentation, il fallait adapter les dépenses, en plafonnant leur augmentation à 1,8%
également, et ce pour préserver la maigre épargne (recettes-dépense) qui comme on le sait, permet de rembourser l'annuité d'emprunt en capital, et de financer pour partie, de nouveaux
investissements.
"L'opposition n'a pas jeté d'huile sur le feu en entendant évoquer la hausse des impôts". Que veut dire cette expression "ne pas jeter de l'huile sur le feu" ? Certes, en commission, je me
suis contenté de noter la petite phase de Olivier Arnal "vous l'avez compris, on va devoir augmenter les impôts", sans réagir plus que celà.
Mais, dans les jours qui ont suivi, j'ai étudié les chiffres, l'évolution depuis 2001, les déclarations des uns et des autres, j'ai consulté des proches, pour aboutir à une position
ferme et argumentée, contre l'augmentation significative des impôts, et pour la maîtrise des dépenses, exprimée comme telle au Conseil Municipal. En commission, on me fournit des éléments
nouveaux, mais il faut que je fasse le lien avec d'autres éléments, celà demande parfois un recours à certains documents détenus par ailleurs, et le temps de la réflexion, et la préparation
d'arguments solides. Je ne crois pas me tromper en rappelant que seules comptent les déclarations et positions exprimées en séance du Conseil Municipal.
Une augmentation significative des impôts est pour moi une augmentation dont l'impact sur un contribuable-témoin doublerait l'impact de l'inflation. Les classes moyennes sont, elles aussi,
touchées par la crise et doivent faire face à des solidarités familiales et générationnelles.
Exemple, pour un propritétaire de villa qui paye 2000 euros (1000 TH + 1000 TF), une augmentation de 80 euros serait pour moi déjà significative, et donc je suis formellement contre (à
fortiori si c'est plus élevé).
Ces 80 euros se décomposeraient en effet en 40 euros pour suivre l'inflation, et 40 euros dûs à la non-maîtrise de la vitesse d'accroissement des dépenses de fonctionnement par
l'exécutif municipal), et ce surplus serait vécu comme une amende à payer (et avec effet cumulatif au fil des ans).
Au delà de 80 euros d'augmentation, la ponction serait vécue comme injuste, confiscatoire, injustifiée. Si des efforts doivent être faits, ils ne doivent pas toujours frapper les mêmes
au profit de certains. Les boulons doivent être serrés, fort s'il le faut, dans les services municipaux. Les habitants de Cournon sont témoins tous les jours de certaines gabegies, qu'il tolèrent
pour l'instant.
A 80 euros pour un impôt de 2000 euros, cela ferait 2% en plus d'une l'inflation à 2%, ce qui signifie donc 2% de plus sur les taux.
Mais attention, ces 2% d'augmentation des taux ne mênent pas de 20 à 22% mais de 20 à 20,4 % ( 20*1,02) .
Vérification : 10 000 x 20% = 2 000 euros
deviennent (10 000 x 1,02 x 20,4%) = 10 200 x 20,4% = 2080 euros
J'ai montré l'évolution des effectifs, et de la masse salariale, qui évolue à Cournon plus de 2 fois plus vite que l'inflation. Le journaliste de La Montagne n'a pas retenu un mot de cette
partie, et pourtant, je lui ai fourni le texte de ma déclaration, accompagné des tableaux de chiffres et des graphiques.
J'ai montré qu'en 2003, les Cournonnais ont eu une augmentation de près de 10% de leurs impôts. Il faut raffraîchir les mémoires, car au delà de 2 ou 3 ans, et c'est une bénédiction en vue
des élections, les gens oublient ces choses. Le journaliste n'en a pas parlé. J'ai même évoqué l'aspect cumulatif de cette augmentation.
En référence à ce regrettable précédent, j'ai indiqué "PAS DE COUP DE BOOSTER SUR LES IMPOTS", le journaliste n'a rien relevé. Peut-être s'était il endormi ? L'article était-il déjà fait avant,
avec les documents fournis par la Mairie ?
Ci-dessous l'article de La Montagne, puisque j'y suis cité.