Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 18:35

"Ces évènements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs"

C'est cette citation de Jean Cocteau, reprise dans le titre du livre de Francois Ascher (2001) , que Martine Aubry a dû méditer avant d'arriver aux Universités d'Eté du PS à La Rochelle.

Et la voila donc, désormais favorable à un système de primaires pour désigner le candidat du PS aux élections présidentielles de 2012.

C'est donc à un véritable TOP 14 de la vie politique à gauche auquel nous allons assister, avec sa phase régulière, puis sa phase finale. 

Ces joutes devraient être passionnantes. Mais va-t-on parler de la France, de ses problèmes, et des solutions pour y remédier? Va-ton parler de l'Europe, continent avant tout culturel, et de la candidature controversée de la Turquie ? Va-t-on apporter des réponses aux français qui se disent que demain sera moins rose qu'aujourd'hui, et que la génération suivante vivra moins bien que la précédente? Va-ton porter le bon diagnostic sur les violences urbaines, et préconiser les mesures qui s'imposent, ou va-t-on une fois de plus pratiquer l'angélisme d'un Jospin qui lui valut un échec cinglant ?

Martine Aubry a semble-t-il scandé une intervention agressive envers le pouvoir,  émaillée du slogan "à gauche toutes" qui sent la naphtaline, et le niveau de son discours n'était pas très relevé dit-on, genre "maîtresse d'école". J'imagine la tête de certains vrais tribuns du PS !

Mais elle a dévoilé au moins une de ses idées pour la gouvernance de la France en énonçant cette phrase ahurissante. "Je suis contre la taxe carbone de Sarkozy car son produit risque d'être affecté à la réduction de la dette au lieu d'être affecté à des compensations sociales".

La réduction de la dette, la vertu budgétaire, elle s'en tape !  Si on taxe la France qui travaille, il faut que le produit de la taxe vienne alimenter la France qui tend la main !

Plus on fait cela, plus il y a de gens qui tendent la main, et moins ceux qui contribuent peuvent s'en sortir eux-mêmes. Cela devient non viable, comme la commune de Grigny (Essonne), qui vient de passer sous tutelle du préfet. Les dépenses, sociales en particulier, s'y envolent. Les recettes à contrario y baissent. Et l'augmentation de 40% des impôts locaux va accélérer le processus en chassant tous les gens qui payent des impôts. Il ne restera que des demandeurs d'allocations diverses.

La compensation sociale, elle existe naturellement ! 

Si on fait un ratio contribution / consommation, le ratio est nul jusqu'à l'entrée dans la vie active, il est de l'ordre de 2,5 pendant la carrière de 40 ans environ, et ensuite, il est à nouveau nul pendant la retraite. La contribution est la valeur ajoutée produite. La consommation est la somme dont on dispose pour consommer.  Un ratio nul signifie que  l'on arrive à consommer sans produire quoi que ce soit.

Mais le problème est que de très nombreuses personnes dans la force de l'âge, bien au delà des chiffres du chômage, ont une contribution nulle. Et comme ils ont une consommation non nulle, celle-ci est alimentée par la compensation sociale, ce qui est normal, mais devrait rester à petite échelle, car on sait que ce n'est pas viable  lorsque les proportions sont trop importantes. Il ne faut pas encourager la compensation sociale, car on cherche vainement chez certains une volonté de se passer de ce qui est considéré comme un dû.

Martine Aubry, et le PS avec elle, veut accentuer la compensation sociale à l'occasion de cette taxe carbone qui, bien entendu n'est qu'un impôt de plus et qui devrait toucher tout le monde, pour qu'il atteigne son objectif secondaire de faire changer les comportements de gaspillage d'énergie, l'objectif primaire étant tout simplement d'avoir l'argent pour payer les fonctionnaires, car la France en est là, à avoir des problèmes de fin de mois, avec un emprunt de 1 milliard d'euros par jour, les jours pairs pour rembourser la dette, les jours impairs pour payer les fonctionnaires, en empruntant un peu plus.

Martine Aubry veut faire de la compensation sociale avec de l'argent qu'elle n'a pas. Tant que la France est en déficit, elle n'a pas les moyens de faire cette compensation, dont on a vu qu'elle se faisait dans des proportions non viables.

Qui nous préservera d'une telle idéologie qui nous a conduit là où nous en sommes, c'est-à-dire au bord du précipice ?
Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 10:59

Sur le journal "La Montagne", nous avons ce matin une infographie qui nous donne les futures circonscriptions pour les éléctions législatives de 2012 :



Le fief traditionnel de Alain Néri, dont fait partie Cournon d'Auvergne, est totalement éclaté sur 3 futures et nouvelles circonscriptions.

Cournon d'Auvergne est désormais raccroché à Clermont-Nord, Clermont-Est , Clermont-Centre.

A noter qu'il est dit, dans l'article de La Montagne, que le Maire de Cournon, Bertrand Pasciuto, pourrait se présenter à ces élections législatives.

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 09:37

A compter du 1er août, le taux du Livret A passe à 1,25% net, contre 1,75% précédemment.

Les spécialistes ne manquent pas d'air en affirmant comme Cyril Blesson, directeur de recherche économique chez Seeds Finance, que,
Inflation déduite, le Livret A est plus avantageux au 1er août 2009 à 1,25% net, qu'à 4% net un an plus tôt (1er août 2008). "Son taux est beaucoup plus rémunérateur en termes réels aujourd'hui qu'il y a un an, puisque la variation des prix à la consommation s'élevait à +3,6% en juillet 2008, contre -0,5% en juin 2009 !".

En effet tout le monde voit bien que les courses, le tarif d'électricité, tout est plus cher, et non moins cher qu'avant.

Les français qui possèdent 160 milliards de dépots en livret A ne s'y trompent d'ailleurs pas, et commencent à retirer leurs économies, parce qu'ils en ont besoin pour vivre, parce que cela ne rapporte plus, parce qu'ils craignent une hyper-inflation dans quelque temps, seule solution pour les états endettés de la planète pour se sortir de la spirale infernale.

Ce jour là, celui qui avait, en économies, de quoi acheter une petite voiture, ne pourra même plus acheter un vélo. Mais, par contre, les salaires, et donc les impôts, auront suivi l'augmentation massive des prix, et les états pourront donc rembourser la valeur nominale de leur dette avec une monnaie dont le pouvoir d'achat sera sans rapport avec le pouvoir d'achat qui prévalait au moment où la dette a été contractée.

Tout ceci est scandaleux, et c'est la masse des gens ordinaires, dans tous les pays du monde, qui vont être spoliés des fruits légitimes de leur labeur. 

En attendant, les banques, qui ont été aidées par les Etats, prêtent quant à elles au taux de 5% annuels. Etant donné qu'elles prêtent 12 fois plus qu'elles n'ont besoin de dépôts rémunérés de la part des épargnants, elles reconstituent ou prévoient de reconstituer rapidement des bénéfices colossaux, qui se retrouvent dans des sièges sociaux somptueux, les salaires mirifiques de leurs dirigeants, et les fameuses primes et bonus accordées à leurs traders.

La mise en parallèle des 1.5% de rémunération du livret A avec bénéfices potentiels que génère l'activité bancaire (accorder des emprunts) permet de comprendre ce qui ne va pas dans le système actuel, qui date de deux siècles environ.

La libre entreprise oui, le tout collectif non !  Mais la libre entreprise s'appuyant sur un système financier juste et supervisé démocratiquement !

La libre entreprise existait avant le système financier qui règne désormais en maître sur la planète. Un jour ce système financier, après trop d'abus, sera repris en main et supervisé au niveau mondial de manière démocratique, dans l'intérêt de tous et pas seulement de la finance internationale elle-même. Mais quand, et comment ?

Extrait d'un article Les Echos :

Une dizaine de banques américaines maintenues en vie grâce à l'aide de l'Etat ont versé 33 milliards de dollars de bonus l'an dernier.

Quelque 5.000 banquiers ont reçu plus de 1 million de dollars.  Les grandes banques américaines ont versé l'an dernier des primes sans rapport avec leurs résultats financiers, allant jusqu'à représenter au total le double des bénéfices de ces établissements pourtant renfloués par l'Etat, a dénoncé jeudi un rapport officiel.

Neuf banques maintenues en vie grâce à l'aide de l'Etat ont versé 33 milliards de dollars de bonus l'an dernier. 5.000 banquiers ont reçu plus de un millions de dollars chacun.


"Même une lecture rapide des chiffres permet de voir qu'en cette période économique difficile les rémunérations des banquiers ont perdu tout lien avec les résultats financiers des banques", a déploré le rapport préparé par les services du ministre de la Justice de l'Etat de New York, Andrew Cuomo. Ses conclusions interviennent alors que le Congrès débat sur les rémunérations dans la finance.

 "Choquant et efrayant," a estimé un membre de la Chambre des Représentants. La réponse de la Maison Blanche a été plus nuancée. Le gouvernement ne va pas empêcher les société de rémunérer leurs banquiers du moment qu'ils ne viennent pas demander d'argent public quand les choses tournent mal, a dit en substance un porte-parole.


Les primes versées par les banques Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase ont dépassé les bénéfices de ces sociétés, a remarqué le ministère.


Au titre de l'exercice 2009, Goldman Sachs a déjà mis 11 milliards de côté pour rémunérer ses banquiers, contre 6 milliards pour Morgan Stanley.

Citigroup doit de son côté décider s'il va payer les 100 millions de dollars de bonus auxquels un de ses salariés estime avoir droit. Les banques estiment qu'elles doivent pouvoir payer des rémunérations alléchantes pour conserver leurs meilleurs éléments.


Goldman Sachs a ainsi versé l'an dernier 4,8 milliards de dollars de primes à ses cadres, soit plus du double de son bénéfice de 2,3 milliards.

Chez Morgan Stanley, les primes ont représenté 4,475 milliards, alors que les bénéfices n'ont pas dépassé 1,7 milliard.
Chacune de ces banques a cependant reçu 10 milliards du contribuable pour l'aider à traverser la crise financière après la faillite de leur concurrente Lehman Brothers le 15 septembre 2008.


JP Morgan, qui a reçu 25 milliards de l'Etat, a versé 8,6 milliards de primes, pour un bénéfice de 5,6 milliards seulement.

Citigroup et Merrill Lynch, qui ont chacune perdu plus de 27 milliards, ont quand même trouvé le moyen de verser respectivement 5,33 et 3,6 milliards de primes, selon le rapport.


En France,


BNP Paribas a avoué avoir provisionné dans ses comptes près d'un milliard d'euros de plus que l'an dernier pour rémunérer ses traders au titre de 2009.
 

La banque s'est défendue en arguant qu'elle avait été l'une des premières à appliquer les recommandations du G20. «En matière de rémunération des opérateurs de marché, nous avons été l'une des premières banques mondiales à respecter scrupuleusement dès 2008 les recommandations du G20 qui prévoient par exemple l'étalement des bonus sur plusieurs années et leur corrélation aux résultats, non aux revenus» a indiqué Baudoin Prot dans une interview à La Tribune. «Nous allons également appliquer ces principes en 2009» a-t-il précisé.


En février, les banques françaises s'étaient notamment engagées à encadrer les bonus des traders pour limiter les prises de risques excessifs, en contrepartie des garanties de l'Etat. BNP Paribas avait reçu pour sa part 5,1 milliards d'euros d'aide de l'Etat dans le cadre du plan français de soutien au secteur bancaire.

Jusque très récemment, la ministre de l'économie Christine Lagarde avait d'ailleurs mis en garde contre le retour de ces «vieilles pratiques» qu'elle qualifiait alors de «honte absolue».

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 21:51

En mai 2009 , la Grande-Bretagne avait été choquée de découvrir chaque jour dans les pages du Daily Telegraph tout ce que les députés se faisaient rembourser avec l'argent du contribuable, des frais de jardinage au réaménagement d'une piscine, en passant même par la location de films pornographiques. S'en était ensuivie une sérieuse crise politique. Après la démission de plusieurs de ses ministres, Gordon Brown lui-même avait vu son poste menacé.

Mardi soir, la Chambre des communes et la Chambre des lords ont approuvé une loi qui va donner naissance à une autorité chargée de réguler les notes de frais des députés.

Un organisme désormais indépendant de Westminster sera chargé d'examiner en détail, puis d'autoriser les paiements versés aux élus. Une fraude est désormais considérée comme un crime, les députés encourent jusqu'à un an de prison. Le premier ministre Gordon Brown s'est réjoui lors d'une conférence de presse, mercredi, de cette avancée : «Nous sommes le premier pays à avoir un régulateur indépendant.»



Un simple vol de voiture est à l'origine d'un scandale politique en Allemagne. Au cours d'un cambriolage dans un appartement de la cité balnéaire d'Alicante, au sud de l'Espagne, des voleurs se sont emparés des clés d'un véhicule avant de filer. Problème : il s'agissait de la limousine de fonction de la ministre allemande de la Santé, Ulla Schmidt, actuellement en vacances sur le littoral espagnol. L'appartement était occupé par son chauffeur, venu seul d'Allemagne. Quant à la ministre, elle a pris l'avion et réside dans une autre villa de la Costa Blanca

La révélation de cette affaire a suscité de multiples critiques en Allemagne. «Mais comment se fait-il que la Mercedes de la ministre était en Espagne?», s'interrogeait dès dimanche le journal Bild am Sonntag, résumant ainsi l'opinion générale dans un pays très attaché à la bonne gestion des deniers publics. Le président de la commission budgétaire du Bundestag, Otto Fricke, a d'ailleurs réclamé que la ministre social-démocrate (SPD) du gouvernement Merkel s'explique devant les députés. «Je souhaite savoir pour quels rendez-vous Madame Schmidt a eu besoin de sa voiture et de son chauffeur à Alicante et pourquoi il n'était pas possible que l'ambassade lui fournisse un moyen de transport», a souligné le député du Parti libéral FDP.

La Fédération des contribuables, un puissant groupe de pression, a également indiqué vouloir adresser un courrier à la ministre. «Nous exigeons des explications: pourquoi une voiture de fonction a parcouru près de 5.000 km à travers l'Europe? L'argent des contribuables ne doit pas être dilapidé juste pour satisfaire le confort de transport d'une ministre», a souligné Reiner Holznagel, le dirigeant de cette Fédération dans Bild am Sonntag. 

Et en France ?  Rien de précis à signaler ce soir, mais je me souviens de la lecture d'un livre de François de Closets, la liste des privilèges, petits ou grands, pris sur l'argent public, est impressionnante.

"Pouvu que ça dure" disait la mère de Napoléon Bonaparte avec son accent corse.

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Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 10:09

Manuel Valls sur Europe1 continue de secouer le cocotier du PS

Dans certains commentaires d'internautes, certains disent qu'il roule pour Sarkozy afin de déstabiliser le PS.

Moi je le trouve plutôt sincère, et d'autre part, le PS n'a pas besoin de ça pour être déstabilisé.





Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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