Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 20:47

Est-ce la ligne de Benoit Hamon, le porte-parole du PS qui accuse François Hollande d'appartenir à l'aile droite ?

 

Le Maire de Dijon François Rebsamen dénonce l'irréalisme de Benoit Hamon et  dit de lui :  «Il n'est pas élu local, il ne connaît pas la complexité, il n'a pas été se confronter à la vie dans les quartiers, je pense que c'est ce qui manque aujourd'hui à quelques dirigeants du Parti socialiste»

 

Est-ce la ligne des Hollande, Valls, Moscovici, Collomb, Strauss-Kahn ?   Des gens sérieux, pondérés. Des gestionnaires responsables.  


Il y a bel et bien au PS  des analyses de la société qui sont foncièrement différentes.


Pour Michel Sapin, proche de l'ancien premier secrétaire du parti, la méthode Hamon «revient à faire la liste des courses avant de regarder ce que l'on a dans son porte-monnaie». Les réformistes demandent que le parti adopte des positions «crédibles».  «Quand vous êtes dans l'opposition, c'est à la portée de n'importe qui de dire tout et son contraire, assène le maire de Lyon, Gérard Collomb, ajoutant: Seulement, quand vous êtes au pouvoir, c'est oui ou c'est non. À un moment, il faut trancher.»  Les adversaires d'Hamon le soupçonnent de s'être livré, avec son rapport, à une manœuvre tactique pour ancrer le PS à gauche.

 

Que veut Hamon ?  Se présenter à l'élection présidentielle si Dominique Strauss-Kahn, jugé pas assez à gauche, se présentait ?  Son courant  "Un monde d'Avance"  où figure également Emmanuelli,  le pousse-t-il à s'émanciper ? Cette velléité explique-t-elle sa promesse de revenir sur l'allongement à 41,5 ans de la durée de cotisation retraite,  qui avait pourtant été entériné par la direction du PS ?

 

Manuel Valls a réagi ainsi :   «Faisons attention à la mélenchonisation des esprits. Quand on est porte-parole du PS, il faut non seulement défendre le projet que nous avons adopté, qui intègre l'allongement de la durée de cotisation, et aussi être bien conscient que l'élection de 2012 se joue sur la question de la crédibilité et de la vérité.»

 

Quel projet de société sera celui du PS aux présidentielles ?   A ce jour, personne ne peut le dire.

 

Je crois cependant que le PS est actuellement en train de tomber dans un piège tendu par Sarkozy.  Avec une réforme des retraites bien expliquée, bien justifiée, les gens ne seraient pas descendus dans la rue, le PS n'aurait pas fait de surenchère, l'aile gauche du PS ne se serait pas senti pousser des ailes. Tandis que là, Sarkozy aura en face de lui des excités peu crédibles dont il lui sera facile de démontrer l'irréalisme, l'incompétence.

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 13:01

Tout a été imaginé pour expliquer la violences dans certains quartiers chauds de nos villes. Et toujours plus d'argent public a été déversé pour tenter d'apporter un remède.

 

A Grenoble, l'explication de la récente nuit de destructions est toute simple.  Les jeunes du quartier de La Villeneuve crient vengeance après la mort du braqueur à main armée Karim Boubouda, tué lors d'un échange de tirs avec la police dans le cadre de la légitime défense, un policier ayant été blessé.

 

La presse rapporte que "Une cinquantaine de voitures ont été brûlées, ainsi que des commerces, et deux jeunes ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi après le décès d'un braqueur tué lors d'un échange de tirs avec la police. Tirs entre manifestants et forces de l'ordre, voitures et commerces incendiés...  Les incidents ont éclaté vers 23h30 à la Villeneuve, un quartier populaire de Grenoble d'où était originaire le bandit. C'est après une prière au mort récitée dans la soirée par un imam, écoutée en silence par une cinquantaine de jeunes rassemblés dans un parc, que la situation semble avoir dégénéré. De petits groupes de casseurs s'en sont pris à coups de battes à des abribus et un tramway, et des gaz lacrymogènes ont été tirés. Deux jeunes, dont un mineur, ont été interpellés. Par ailleurs, selon la police, entre «50 et 60 voitures» ont été brûlées et un magasin d'automobiles a été pillé et incendié. "

 

Il est clair que la hargne est encore montée d'un cran, que les motifs de cette hargne sont inacceptables, que le sentiment d'impunité a gagné, que l'état de droit a perdu. C'est un échec manifeste des attributions régaliennes de l'Etat, à savoir assurer la sécurité des citoyens, et réprimer les fauteurs de troubles.

 

Il faut espérer que nos décideurs vont prendre la mesure des défis adressés à notre société, et qu'ils vont apporter les réponses adéquates. Ne pas le faire serait un reniement, une lacheté, une faute au regard de l'avenir de ce pays, que l'on espère tous apaisé et démocratique.

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 05:53

Je me suis toujours demandé comment Eric Woerth, alors Ministre des Finances, dans un Etat en quasi-faillite, pouvait rester aussi zen. Cet amateur de haute montagne, plein de ressources, était en pleine ascencion.

 

Sur le dossier des retraites, j'ai trouvé qu'il tergiversait, qu'il ne fonçait pas. S'il avait foncé, car il faut bien réformer le système de retraites pour qu'il continue tant bien que mal, l'affaire serait pliée aujourd'hui, et les critiques dont il est l'objet seraient sans impact sur la réforme.

 

Tandis que là, maintenant, on ne sait pas comment tout celà va se résoudre.

 

Eric Woerth est sans doute honnête, mais il n'a pas vu plus loin que le bout de son nez en restant l'efficace trésorier de l'UMP qu'il était, et en laissant sa femme être embauchée dans la gestion de la fortune Bettencourt. C'est très bête.

 

Sur le premier point, je donnerai une anecdote personnelle. J'étais gérant de société, on m'appelle du Centre des Impôts. Je tends l'oreille, un contrôle fiscal serait-il en vue ?  Mais non, on me propose de faire passer une publicité dans le journal interne ! Sous-entendu, si vous le faites, cela va vous coûter un peu, mais vous serez bien vu de l'Administration Fiscale! J'ai refusé. Ultérieurement, des circulaires ont mis fin à ces pratiques douteuses. On voit bien la confusion qui peut exister.

 

Sur le deuxième point, l'héritière de L'Oréal, était depuis longtemps,  une généreuse donatrice des formations politiques de droite. Son mari a été un élu, puis un ministre. Elle connait la musique, le coût des campagnes électorales. Elle a le droit de donner à qui elle veut. La Gauche, elle aussi, a ses généreux donateurs, elle est bien mal placée pour critiquer.

 

Il fallait peut-être chaperonner la fille Shueller  pour que ses bonnes dispositions ne cessent pas, et donc avoir une personne dans l'entourage financier de la dame. N'importe qui d'à peu près compétent aurait fait l'affaire, mais, erreur bête, on propose, où du moins on accepte l'épouse du Ministre des Finances !

 

On a changé d'époque, j'ai eu l'occasion de le dire, avec Internet, les informations circulent à la vitesse de la lumière, et le système se nourrit de nouvelles informations, de rebondissements. Ce genre d'erreur était autrefois sans gravité, car si les opposants politiques étaient au courant, ils ne pouvaient trop en faire état, appelant cela pudiquement de "politique de caniveau". Aujourd'hui les médias se chargent de tout, et la population est en temps réel au courant de beaucoup de choses. Au niveau national s'entend, car au niveau local, c'est encore l'omerta.

 

Cette affaire tombe bien mal dans une situation qui exigerait plutôt une union nationale pour éviter de graves problèmes dûs aux déficits, à la dette accumulée. Il faut regulièrement re-emprunter pour rembourser et pour arriver à payer une bonne partie des dépenses de fonctionnement. Les taux d'intérêts accordés à la France vont  un jour où l'autre augmenter sérieusement si nous donnons ce spectacle regrettable. Quelques analystes prévoient une crise extrêmement grave. La Révolution n'a-t-elle pas commencé par une crise des finances du royaume de France ? 

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 09:40

L'équipe de France de Foot-Ball était une bête blessée suite à sa qualification par la main de Thierry Henry contre l'Irlande.

 

Ce qui devait tenir lieu de cerveau, le "coach" Raymond Domenech, était déjà fortement atteint depuis l'élimination en Coupe d'Europe 2008, où en guise d'explication en conférence de presse, il fit une demande en mariage officielle à la journaliste Estelle Denis.

 

Comme une greffe d'organe qui ne prend pas et qui est rejetée du corps sur laquelle elle a été effectuée, les différents membres de l'équipe ne tenaient pas ensemble. Il aurait fallu détecter le(s) membre(s) les plus affectés de ce mal,  et amputer tant qu'il était temps, ne pas les sélectionner.

 

On a dit que l'argent pourrissait tout. Si c'était celà le problème, les autres équipes européennes Espagne Portugal, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas,... et même africaines avec ses stars comme Didier Drogba, seraient atteintes du même mal.

 

Bref la bête est morte le Jeudi soir, à la mi-temps de France-Uruguay par un électrochoc, le prononcé d'une phrase taboue, la fameuse insulte de Nicolas Anelka à Domenech. Le cerveau étant atteint, la mort était forcément au bout. Le Journal l'Equipe a publié le faire-part du décès en mettant l'insulte à sa Une du Samedi suivant. C'est un signal, désormais, la presse ne fera aucun cadeau, on a changé d'époque.

 

L'enterrement a eu lieu le Dimanche, quand déjà au fond du trou, l'équipe de France creusait encore pour chercher la "taupe", à l'instar de son pseudo-capitaine Patrice Evra. Auparavant, Franck Ribéry, tel un zombie, poussé par son agent, était venu expliquer à TF1, qu'il n'y avait que bonne entente dans l'équipe, que jamais, contrairement à ce que dit la presse, il n'avait fait des misères à Yoann Gourkuff...

 

La défaite contre l'Afrique du Sud et l'émination de cette Coupe du Monde 2010 étant un épilogue normal, on a donc rapatrié cette équipe de France, en posant l'avion en catimini au Bourget.

 

La mort de l'équipe de France étant avérée, la mort n'étant - à l'évidence-  pas naturelle  mais causée par un choc final, sur fond d'empoisonnement progressif sur une longue période, il faut faire l'autopsie.

 

Certains vont dire, arrêtons, pas de déballage, cela risque d'être nauséabond, expression bien pratique lorsqu'on ne veut pas voir les problèmes de notre société.

 

Eh bien oui, une autopsie, cela n'est pas bien joyeux, cela ne sent pas bon, mais il faudra bien la faire, pour savoir qui a molesté qui à l'intérieur de cette équipe, et pour quels motifs personnels ou "philosophiques",  pour savoir quel comportements ont été adoptés par certains, et s'ils sont inexcusables, ne les excuser sous aucun prétexte que ce soit.

 

Car, dans nos contrées verdoyantes et tempérées, on est pour l'égalité. Pas de citoyen de seconde zone, pas de parias, égalité homme-femme, pas non plus de rejet social au prétexte de l'orientation sexuelle. On est pour l'égalité en droits, mais aussi en devoirs. Nous sommes égaux en dignité, mais aussi en indignité. Il n'y a pas d'indignités qui seraient excusables pour certains, justement parce que nous sommes égaux. C'est celà aussi la nouvelle donne de la presse: dire stop à la politique de l'excuse.

 

Je suis d'accord avec Thierry Henry, quand au détour d'une réponse à Michel Denisot, il glisse qu'il n'y a plus de respect (ayant été victime lui-même d'irrespect au cours de cette aventure en Afrique du Sud)  que c'est peut-être une "problème de société".

 

Dans une société où les professeurs vont faire classe la peur au ventre de ce qui peut leur arriver (perturbations incessantes des cours, insultes, menaces, violences), où les mèdecins craignent les réactions de certains patients, où les pompiers se font caillasser lorsqu'ils vont éteindre des véhicules incendiés, sans parler des forces de l'ordre qui sont se font tirer dessus, ce qui arrive à l'équipe de France n'est peut-être qu'un symptôme de troubles profonds qui affectent le corps social de notre pays.

 

L'autopsie nous le dira, par les déclarations des uns et des autres, cela prendra peut-être des mois. Il faut souhaiter bon courage à Laurent Blanc.

 

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 08:56

Ces jours-ci, à l'instar de Didier Migaud, DSK, Michel Rocard et Gérard Collomb, on entend la parole et les écrits de quelques personnalités lucides au Parti socialiste. 
 
Le Parti Socialiste a nié complètement la nécessité de jouer sur l'âge de départ en retraite pour solutionner le déficit structurel actuel et futur du système par répartiton. Contribuant à infantiliser le corps social, il a appelé à descendre en masse dans la rue le 24 Juin.

 

C'est d'abord le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, ancien député PS de l'Isère, qui estime dans un entretien au Monde que «pour répondre aux problèmes de financement à court et moyen terme, il faut agir sur l'ensemble des paramètres : l'âge, la durée de cotisation, les prestations, le montant des cotisations et l'assiette, l'élargissement des recettes».

 

C'est ensuite Dominique Strauss-Kahn qui, au-delà de son appel à ne pas faire des 60 ans un «dogme», a vu l'institution qu'il dirige, le FMI, publier une note sur la France selon laquelle «le gouvernement accorde à juste titre une attention particulière à une réforme des retraites visant à repousser l'âge effectif de départ».

 

C'est aussi Michel Rocard, ancien premier ministre et auteur d'un livre blanc sur les retraites, qui juge dans France Soir qu'«en faisant de l'âge légal un symbole, le PS est encore en train de se tromper de combat». Rocard  estime que que la réforme du gouvernement est «courageuse», même si «beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés».  «Le PS a du mal à devenir ce qu'il devrait être profondément: un parti social démocrate», a expliqué Michel Rocard dans un entretien à France-Soir.  «Pour moi, c'est une des premières fautes de Martine Aubry qui, par ailleurs, fait du bon boulot. (...) Là, elle a commis une erreur en étant trop sensible au poids des symboles.»

 

Dans cet entretien, Michel Rocard revient sur le Conseil des ministres où François Mitterrand a décidé d'abaisser l'âge légal de 65 à 60 ans, en 1981: «Tous les ministres en charge de l'économie - même Fabius et surtout Delors - étaient effondrés, décomposés. Moi aussi. Mais il s'agissait de faire plaisir au Parti communiste et de magnifier le caractère social du gouvernement». «Le résultat a été la sacralisation de ce chiffre de 60 ans», déclare-t-il.

 

«Au total, avec cette réforme, nous allons gagner un répit de dix ans sur le plan comptable. Ce n'est pas rien dans cette période d'inflation énorme, de déficits et de dette», assure l'ancien Premier ministre. Selon lui, il faudra sûrement une nouvelle réforme des retraites «dans dix ans ou peut-être avant».

 

Michel Rocard  juge par ailleurs que «faire reposer les retraites sur la fiscalité» est «absurde et dangerosissime», ce que dont je suis profondément convaincu moi-même. Quand on a un déficit du budget de l'état, on ne va pas détourner de nouvelles recettes fiscales pour financer les retraites. Pour financer les retraites, on joue sur le système de retraites lui-même, en particulier sur l'âge de prise de la retraite !

 

Récemment, le maire de Lyon Gérard Collomb  a pouffé de rire à l'idée que les socialistes rétabliraient l'âge légal à 60 ans s'ils devaient remporter l'élection présidentielle en 2012. «Lorsque la gauche sera confrontée à l'exercice du pouvoir, elle sera bien obligée de prendre en compte les réalités», a-t-il dit sur Europe 1.

 

Martine Aubry et son numéro deux Harlem Desir, n'ont aucun désir de se laisser convaincre, mais au contraire, désirent continuer à surfer sur la vague de 1981, de l'élection de François Mitterand, père de la retraite à 60 ans et du Ministère du Temps Libre.

 

Qu'il est loin ce temps, à l'heure où tous les pays européens croulent sous une dette qui en grande partie estampillée "socialiste", et où la Grèce en est arrivée à accepter l'idée de vendre une partie de son territoire (quelques unes de ses îles inhabitées) comme l'avait suggéré le député allemand Josef Schlarmann.

   

Sur le terrain, les socialistes seraient plutôt enclins à suivre Martine Aubry dans sa négation des réalités, par réflexe de la défense des acquis, et parce que donner plus d'avantages pécuniers aux électeurs est plus porteur électoralement que de supprimer ces avantages (on achète les voix en quelque sorte).  Mais attention, si les gens, éclairés par les médias, qui sont de moins en moins complaisants avec qui que ce soit, se rendent compte que c'est la misère pour eux et leurs enfants qui est au bout des raisonnements socialistes, il donneront un grand coup de pied dans la fourmillière et qui sait ce qui en sortira.

   

   

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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