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  • : Jean-Pierre Galinat
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  • : Cournon d'Auvergne
Lundi 21 septembre 2009

Nous assistons en cette fin Septembre 2009 à un mélange des genres incroyable à l'initiative de la Municipalité de Cournon. Le Maire apporte la logistique des services municipaux pour un référendum concernant la Poste. Et il nous gratifie d'un courrier d'accompagnement (voir pièces jointes) dans lequel il est indiqué  "je compte sur vous".

C'est une faute !   On a envie de crier "Carton Rouge! Pas de mélange des genres". Mais il n'y a pas d'arbitre !




Je prends des courriers qui m'ont été adressés :

Quelle ne fut pas ma consternation, lorsque samedi 19 courant, j'ai ouvert mon courrier.
Une lettre officielle de la mairie de Cournon, dans laquelle " La municipalité de Cournon", m'invitait à voter OUI ou NON sur la" privatisation de la Poste".
Plusieurs questions me sont venues à l'esprit:
-Avez vous été informé de ce coup médiatique de notre maire?
-Si oui étiez-vous d'accord sur le principe?
-Combien nous coûte ce "coup de force"?
-Est-il normal que l'argent du contribuable cournonais serve à la propagande politique de M.le maire.
-Peut-on engager une action pour faire cesser ce mélange des genres, je pense que l'argent de nos impôts doit servir à autre chose, il y a tant à faire sur la commune...!   etc...

Je viens de recevoir comme tous les cournonnais les papiers pour le vote sur l'avenir de la poste, je trouve cela scandaleux que les contribuables de Cournon paient ce référédum qui ne sert à rien, n'aura aucune valeur et en plus ne donnant parole qu'aux opposants du projet. Cette décision a t-elle était votée au CM? Les augmentations des impôts serviraient-ils à payer ce référendum et la démocratie à l'assemblée nationale serait-elle inutile? etc...

Non, il n'y a pas eu a ce jour de délibération autorisant cette inititative. Je ne suis pas d'accord sur le principe car c'est un mélange des genres, et une mauvaise utilisation des fonds publics.
Lorsque j'ai entendu parler de ce référendum, c'était de la bouche de l'épouse d'un postier qui se trouve être au Conseil Municipal. J'ai pensé que le syndicat était fort puissant pour procéder de la sorte. Je me suis dit qu'ils allaient bénéficier d'une distribution gratuite par les facteurs. Je n'aurais jamais pensé que les services municipaux seraient mis à contribution, et que le Maire apporterait son soutien personnel, et que les enveloppes seraient dûement timbrées à 0,54 euros l'unité et qu'il y en aurait autant que d'électeurs de Cournon. J'ai été stupéfait.

Sur le fond, on peut s'inquiéter avec les postiers sur les changements qu'ils vont sans doute devoir affronter. Qui n'a pas dans sa famille plus ou moins proche un fonctionnaire de la Poste, et il n'est pas question de se réjouir des évolutions en cours. Mais il ressort qu'il s'agit pour l'Etat de se conformer à une directive européenne, ce qui nécessite des investissements (2.7 milliards d'euros), qui ne peuvent pas provenir d'une aide de l'Etat car ce serait contrevenir aux règles de concurrence établies de manière incontournable au niveau européen. La création d'une Société Anonyme était une nécessité qui aurait été mise en oeuvre sous la présidence de Ségolène Royal, si elle avait été élue.

Cette évolution a de quoi inquiéter les personnels, mais rien de dramatique, le gouvernement assure (Estrosi sur RMC ce soir) que les personnels conserveront le statut de fonctionnaire, et que les postes actuelles disséminées sur le territoire ne seront pas supprimées. Et puis trop insister sur le statut de fonctionnaire est vexatoire pour tous ceux qui ne le sont pas. Travailler dans le privé serait-il déshonorant ? Les Cournonnais apprécieront.

Sur la forme, je persiste, cette affaire est surréaliste. Elle nous éclaire sur le mépris de l'équipe en place envers la masse des contribuables de Cournon sur le dos desquels on va tondre la laine pour mieux choyer une "clientèle" pourtant déjà largement acquise.

Quelle sera la réaction dans les foyers cournonnais face aux initiatives politiciennes du Maire , fort de sa large victoire aux élections ?  L'acquiescement béat, la  lassitude , l'agacement,  la colère ?  Le comportement moutonnier l'emportera-t-il ? 


Enveloppe
Courrier du Maire
Argumentaire
Argumentaire(suite)
Modalités du Vote
Bulletin de Vote

 

 

 

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Conseils Municipaux
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Jeudi 10 septembre 2009

En disant dans un précédent article que l'état empruntait 1 milliard d'euros tous les deux jours  pour payer les fonctionnaires, je me suis rendu compte en discutant avec certaines personnes, fonctionnaires ou apparentées, qu'elles se sentaient blessées ou attaquées.

Alors je rétablis les choses : les fonctionnaires n'y sont pour rien !

Comme tout salarié, les fonctionnaires se lèvent de bonne heure, prennent les transports en commun ou leur voiture, passent une grosse journée à effectuer des tâches toujours plus lourdes et stressantes, et rentrent tard à la maison. Ils effectuent un travail, ils doivent être payés. Ils méritent toute ma considération, pas plus pas moins que toute personne qui travaille.

J'aurais dû dire: "Avec la crise et les recettes qui ne rentrent pas autant qu'auparavant, l'Etat recourt à l'emprunt comme jamais auparavant  : 1 milliard tous les deux jours pour rembourser ses dettes antérieures, 1 milliard tous les deux jours pour régler ses dépenses de fonctionnement ".

Je m'inquiète énormément de savoir que dans ces dépenses de fonctionnement, il y a les salaires des fonctionnaires, non pas pour le regretter, je l'ai dit plus haut, mais pour simplement le constater, et ce d'autant plus que mon épouse est fonctionnaire, et nous sommes concernés.

Que de réactions épidermiques, de malentendus...

J'ai toujours pensé que si nous ne sommes pas d'accord avec certaines personnes sur un sujet donné, c'est que nous ne disposons pas des mêmes informations. A la base, le cerveau humain est logique dans l'aboutissement à une conclusion, et cette logique est évidemment partagée.

Mais à un instant donné, on a pas les mêmes éléments sur la table, y compris des éléments qui remontent au vécu, à l'enfance.

Alors forcément, on conclut différemment de l'autre.

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Mercredi 2 septembre 2009
La taxe carbone, en réalité nommée "contribution climat-énergie" devrait être transparente pour les finances des ménages.

Ce serait un simple redéploiement de la pression fiscale actuelle. La ministre de l'économie, Christine Lagarde, avait déclaré fin août vouloir "redistribuer intégralement" aux ménages le produit de la contribution climat-énergie. "Notre intention n'est pas d'alourdir le fardeau fiscal", avait affirmé Mme Lagarde dans Le Monde.

La formule d'une baisse de la contribution sociale généralisée (CSG) tient la corde. Selon Eric Woerth, le ministre du budget, invité mardi 1er septembre de la radio RMC, cette fiscalité "sera rendue la même année, cela peut être sur la feuille d'impôts ou la feuille de salaire". "C'est normal qu'il y ait de l'inquiétude, mais nous rendrons bien évidemment aux ménages les sommes qu'ils auront versées en terme de taxe carbone de façon visible et claire", a-t-il ajouté.

Il est évident que la pression fiscale est déjà énorme, remplacer la CSG par la taxe carbone présenterait en effet la vertu de permettre aux ménages d'adapter leur comportement vis à vis de l'énergie (choix de véhicules ou de modes de chauffage moins peu goumands, par exemple), tout en n'amputant pas leur pouvoir d'achat dans l'immédiat.

L'emploi des recettes de cette nouvelle taxe est donc tout trouvé : se substituer aux recettes de la taxe que l'on supprime par ailleurs. N'ayant pas de recettes en plus, les questionnements de l'usage de ces sommes (compensation sociale envisagée par Martine Aubry, par exemple), sont un non-sens.
Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Lundi 31 août 2009

"Ces évènements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs"

C'est cette citation de Jean Cocteau, reprise dans le titre du livre de Francois Ascher (2001) , que Martine Aubry a dû méditer avant d'arriver aux Universités d'Eté du PS à La Rochelle.

Et la voila donc, désormais favorable à un système de primaires pour désigner le candidat du PS aux élections présidentielles de 2012.

C'est donc à un véritable TOP 14 de la vie politique à gauche auquel nous allons assister, avec sa phase régulière, puis sa phase finale. 

Ces joutes devraient être passionnantes. Mais va-t-on parler de la France, de ses problèmes, et des solutions pour y remédier? Va-ton parler de l'Europe, continent avant tout culturel, et de la candidature controversée de la Turquie ? Va-t-on apporter des réponses aux français qui se disent que demain sera moins rose qu'aujourd'hui, et que la génération suivante vivra moins bien que la précédente? Va-ton porter le bon diagnostic sur les violences urbaines, et préconiser les mesures qui s'imposent, ou va-t-on une fois de plus pratiquer l'angélisme d'un Jospin qui lui valut un échec cinglant ?

Martine Aubry a semble-t-il scandé une intervention agressive envers le pouvoir,  émaillée du slogan "à gauche toutes" qui sent la naphtaline, et le niveau de son discours n'était pas très relevé dit-on, genre "maîtresse d'école". J'imagine la tête de certains vrais tribuns du PS !

Mais elle a dévoilé au moins une de ses idées pour la gouvernance de la France en énonçant cette phrase ahurissante. "Je suis contre la taxe carbone de Sarkozy car son produit risque d'être affecté à la réduction de la dette au lieu d'être affecté à des compensations sociales".

La réduction de la dette, la vertu budgétaire, elle s'en tape !  Si on taxe la France qui travaille, il faut que le produit de la taxe vienne alimenter la France qui tend la main !

Plus on fait cela, plus il y a de gens qui tendent la main, et moins ceux qui contribuent peuvent s'en sortir eux-mêmes. Cela devient non viable, comme la commune de Grigny (Essonne), qui vient de passer sous tutelle du préfet. Les dépenses, sociales en particulier, s'y envolent. Les recettes à contrario y baissent. Et l'augmentation de 40% des impôts locaux va accélérer le processus en chassant tous les gens qui payent des impôts. Il ne restera que des demandeurs d'allocations diverses.

La compensation sociale, elle existe naturellement ! 

Si on fait un ratio contribution / consommation, le ratio est nul jusqu'à l'entrée dans la vie active, il est de l'ordre de 2,5 pendant la carrière de 40 ans environ, et ensuite, il est à nouveau nul pendant la retraite. La contribution est la valeur ajoutée produite. La consommation est la somme dont on dispose pour consommer.  Un ratio nul signifie que  l'on arrive à consommer sans produire quoi que ce soit.

Mais le problème est que de très nombreuses personnes dans la force de l'âge, bien au delà des chiffres du chômage, ont une contribution nulle. Et comme ils ont une consommation non nulle, celle-ci est alimentée par la compensation sociale, ce qui est normal, mais devrait rester à petite échelle, car on sait que ce n'est pas viable  lorsque les proportions sont trop importantes. Il ne faut pas encourager la compensation sociale, car on cherche vainement chez certains une volonté de se passer de ce qui est considéré comme un dû.

Martine Aubry, et le PS avec elle, veut accentuer la compensation sociale à l'occasion de cette taxe carbone qui, bien entendu n'est qu'un impôt de plus et qui devrait toucher tout le monde, pour qu'il atteigne son objectif secondaire de faire changer les comportements de gaspillage d'énergie, l'objectif primaire étant tout simplement d'avoir l'argent pour payer les fonctionnaires, car la France en est là, à avoir des problèmes de fin de mois, avec un emprunt de 1 milliard d'euros par jour, les jours pairs pour rembourser la dette, les jours impairs pour payer les fonctionnaires, en empruntant un peu plus.

Martine Aubry veut faire de la compensation sociale avec de l'argent qu'elle n'a pas. Tant que la France est en déficit, elle n'a pas les moyens de faire cette compensation, dont on a vu qu'elle se faisait dans des proportions non viables.

Qui nous préservera d'une telle idéologie qui nous a conduit là où nous en sommes, c'est-à-dire au bord du précipice ?
Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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Lundi 10 août 2009

Sur le journal "La Montagne", nous avons ce matin une infographie qui nous donne les futures circonscriptions pour les éléctions législatives de 2012 :



Le fief traditionnel de Alain Néri, dont fait partie Cournon d'Auvergne, est totalement éclaté sur 3 futures et nouvelles circonscriptions.

Cournon d'Auvergne est désormais raccroché à Clermont-Nord, Clermont-Est , Clermont-Centre.

A noter qu'il est dit, dans l'article de La Montagne, que le Maire de Cournon, Bertrand Pasciuto, pourrait se présenter à ces élections législatives.

Par Jean-Pierre Galinat - Publié dans : Divers
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