La Californie est en sérieuses difficultés. Cet état de 37 millions d'habitants, au PIB de 1800 milliards de dollars au budget de 104 milliards de dollars, prévoit un
déficit de 21 milliards de dollars, soit 20% de ce budget.
On parle de réduire le budget des écoles, des universités, de tailler dans les dépenses sociales, etc. Le choc est rude, à l'évidence, mais il est la conséquence de l'impitoyable réalité des
chiffres.
Or en France, le déficit budgétaire va atteindre 28% du budget, et surtout il représentera 5% du PIB au lieu de 1,2% seulement en Californie. Mais il faut croire
que, en France, on est plus malin que les autres. Pas d'annonces, pas d'alarmisme, tout va bien.
Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, a déclaré le 14 mai dernier, au Journal Le Monde : "Nous allons poursuivre la bonne gestion des
finances publiques, mais on ne va pas annoncer de la sueur, des larmes et des hausses d’impôts. Ce n’est pas la politique et ce n’est pas le
sujet."
Laissons la conclusion à l'excellent Jean-Michel Aphatie, journaliste RTL :
« Rupture ou pas rupture, changement de président ou pas, de premier ministre ou pas, de majorité ou pas, les vieilles recettes qui consistent à mettre la
poussière sous le tapis perdurent. La dette, l’endettement, est devenue notre drogue. Comme toute drogue, elle est un mensonge. Un jour, la réalité rattrape le drogué, et la douleur
alors est immense, la détresse aussi. Par ailleurs, deuxième leçon, nous laissons tous faire cela sans nous soucier de rien. Nous aurons mauvaise grâce, au jour du désastre, à dire que l’on ne
nous a rien dit, que l’on nous a caché la vérité. »
Par Jean-Pierre Galinat
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Publié dans : Divers
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