Partager l'article ! Bayrou un peu moins obscur: Entre les deux tours de la présidentielle en 2007, Bayrou a refusé d'être clair, et a énormément perdu de soutie ...
Entre les deux tours de la présidentielle en 2007, Bayrou a refusé d'être clair, et a énormément perdu de soutiens dans cette affaire.
Dans une interview au Figaro Magazine, il dit ce qu'il aurait dû dire clairement à l'époque:
"Le programme et les choix de Ségolène Royal ne me paraissaient à la même époque ni convaincants ni rassurants".
Pour l'avenir, François Bayrou imagine la "mutualisation des emprunts, la solidarité dans l'ensemble des emprunts dans la zone euro", en indiquant que "ce type de soutien créera instantanément trois obligations: renforcer le sérieux de la gestion financière dans tous les pays solidaires, harmoniser peu à peu les fiscalités, choisir les mêmes priorités économiques". Avec à la clé une belle métaphore : "Au lieu de pousser les plus faibles en dehors pour sauver les plus forts, les pays européens devraient s'inspirer de la tactique des troupeaux de bisons pourchassés par les loups: s'ils choisissent la fuite en avant, les plus faibles, les plus jeunes, les malades, ne peuvent pas suivre, ils décrochent, et les loups les dévorent. Si au contraire, ils mettent les plus faibles au milieu et les plus forts à la périphérie pour les défendre, les loups abandonnent la partie. Face aux spéculateurs, dont la condition est de chasser en meute, c'est la seule solution."
Le problème est nous ne sommes pas des bisons mais plutôt des cigales en compagnie d'une fourmi, l'Allemagne. Pas certain qu'il faille supporter les errements des encore plus cigale que nous. N'avons-nous pas déjà notre propre fardeau énorme qui nécessitera des efforts énormes ?
Puis François Bayrou fustige ceux qui émettent l'idée de sortir de l'Euro : Ce serait une catastrophe épouvantable et la misère pour beaucoup de Français, particulièrement les classes moyennes ! La dette française vogue vers les 1800 milliards d'euros. Avec des taux d'intérêt à 3 %, la charge de la dette s'élève à 45 milliards d'euros par an. C'est le premier budget de l'Etat devant celui de l'Education nationale. Si on quitte l'euro, les taux d'intérêt exploseront. S'ils montent à 9 ou 10 % (situation de l'Irlande aujourd'hui), il faudra trouver 100 milliards de plus dans la poche des Français ! Cela équivaut à tripler l'impôt sur le revenu. Les emprunts pour la maison, pour la voiture, deviendront hors de prix. Je me refuse à toute indulgence à propos d'une telle folie.
Le problème est que, même sans sortie de l'Euro, il se peut que ce scénario de taux à 8 ou 9% nous atteigne quand même si nous continuons à avoir des budgets en déficit qui nécessitent d'emprunter pour payer les dépenses de fonctionnement.
François Bayrou annonce enfin "son plan sur cinq ans :
1) le retour à l'équilibre des régimes de retraite et de la Sécurité sociale nous permettra d'économiser 40 milliards;
2) il faudra réduire les interventions de l'Etat à hauteur de 25 milliards
3) faire une réforme fiscale juste qui permette de trouver 25 milliards supplémentaires.
Le but est de rejoindre un seuil de déficits, entre 20 et 30 milliards, à partir duquel - enfin ! - le stock de dettes n'augmente plus. Le bateau ne s'enfonce plus, la croissance peut le remettre à flot. "
Bizarre, Bayrou nous dit qu'avec un déficit de 20 milliards, le stock de dette n'augmente plus. Cela mérite explication, mais enfin, on a quelqu'un qui place le débat à un niveau adulte, qui ne masque pas les difficultés comme on le ferait en s'adressant à des enfants. C'est ce qui est à redouter pour les élections 2012. Ne va-t-on pas placer la campagner sur des sujets sans doute importants, mais secondaires par rapport au problème numéro un des finances de la France, et donc des français ?
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